Vous vous êtes enfin décidé à vous lancer dans le monde de la construction en tant qu’artisan du bâtiment ? Sachez qu’avant de commencer une quelconque activité, vous aurez besoin d’opter pour un statut juridique. Le choix de celui-ci dépendra essentiellement de divers critères comme le montant du capital que vous souhaitiez investir au départ ou encore vos besoins pour effectivement mettre en œuvre en activité. Voici les meilleures options qui s’offrent à vous pour que vous puissiez mieux faire face à vos futures responsabilités en tant qu’artisan du bâtiment.

La SARL ou Société À Responsabilité Limitée pour un artisan du bâtiment

À titre de rappel, celle-ci est gérée par au moins deux associés. C’est par exemple le cas de personnes issues d’une même famille qui ont toutes les deux une vocation professionnelle se tournant vers l’artisanat. Ici, la responsabilité de chaque associé sera à la hauteur de l’apport de chacun. Si des infractions ont été commises aux lois en vigueur, ce sera un gérant de droit de répondre de ces faits devant la justice.

Très utilisée durant la création d’une société du bâtiment, la SARL possède l’avantage de rassurer vos futurs clients. En effet, ce statut propose une image nettement plus professionnelle, ce qui vous différencie des artisans qui disposent d’une microentreprise.

Bon à savoir : une SARL est soit imposable à l’impôt sur les sociétés (IS) soit l’impôt sur le revenu (IR). La méthode d’imposition choisie dépendra essentiellement du chiffre d’affaires que vous réaliserez ainsi que des montages juridiques recommandés par l’expert-comptable travaillant à votre compte.

Façonnier du bâtiment en EURL ou EIRL

Une des principales raisons qui vous motiveront à opter pour ces statuts juridiques est la protection de vos biens personnels en cas de faillite. Ainsi, si vous rencontrez quelques problèmes avec vos créanciers, ces derniers n’auront pas la capacité de saisir votre habitation. Pour ce faire, vous n’avez qu’à déclarer vos effets personnels auprès d’un notaire durant la constitution de votre entreprise en EURL.

Si vous pensez être un artisan indépendant, l’EIRL sera tout simplement parfaite pour vous. En effet, un tel statut vous donne le droit de déterminer le salaire que vous vous versez mensuellement. On considèrera cette même rémunération pour le calcul de la somme des charges sociales à payer.

La création d’une entreprise du bâtiment en SAS

La Société par Actions Simplifiées ou SAS est un autre statut à considérer si vous souhaitez interagir avec des associés. La SAS est excellente pour les artisans qui souhaitent entreprendre à plusieurs comme dans le cas des chantiers de construction. Si vous optez pour ce statut, l’entreprise sera menée par un président qui sera soumis au régime social des salariés.

Dans le cas où vous comptez créer une entreprise du bâtiment en SAS, vous devrez faire appel à un expert-comptable. D’ailleurs, ce dernier aura comme missions :

  • La mise à jour de la comptabilité de votre société ;
  • Le règlement de différents impôts ;
  • La déclaration de TVA.

La rémunération des associés d’une SAS se fait souvent sous la forme de dividendes (en fonction des bénéfices obtenus à la fin de l’année fiscale) ou d’un salaire.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *