eco quartier

Aménagement durable et ville durable, tels sont les concepts qui constituent les fondations de l’éco-quartier. Il s’agit alors d’un aménagement urbain respectueux des règles du développement durable, mais aussi des caractéristiques inhérentes à son territoire d’établissement.

Partant de cette définition, on vous explique en quoi consistent les éco-quartiers.

Définition de l’éco-quartier

L’éco-quartier est né de la démarche qui consiste à faire émerger une nouvelle manière de construire et de gérer une ville de façon durable. Il concerne aussi bien les projets de ville nouvelle que ceux visant au renouvellement urbain.

Les règles inhérentes à l’éco-quartier se veulent aussi trouver leur application dans la rénovation des quartiers que l’on qualifie de sensibles ainsi que dans toutes les opérations touchant les grandes agglomérations, les zones périurbaines et le milieu rural.

Le concept d’éco-quartier a vocation à s’appliquer en France métropolitaine, mais aussi dans les territoires d’outre-mer.

Principes régissant l’éco-quartier

Ainsi, les éco-quartiers sont avant tout des projets qui respectent les enjeux qui se cachent derrière la construction de villes durables.

Il s’agit tout d’abord de projets collectifs destinés à répondre aux besoins de tout un chacun, à impliquer tous les acteurs, à assurer une qualité qui s’inscrit non seulement dans la durée, mais aussi dans l’utilisation qui sera faite de l’aménagement en question.

La construction d’un éco-quartier doit alors fait appel à la contribution des citoyens aux côtés des élus et à la mise à profit des meilleurs moyens de suivi du projet et de concertation entre les différents intervenants.

L’éco-quartier doit assurer une qualité de vie exemplaire à ses habitants, répondant à un cadre sain et sécurisé, mais aussi favorisant et assurant le tissage d’un lien social.

Ces défis seront assurés par la contribution de l’éco-quartier au dynamisme économique et territorial du lieu où il est implanté et pour ce faire, il misera sur une mixité sur le plan fonctionnel et social. L’éco-quartier disposera entre autres d’un dispositif de mobilité qui servira d’alternative à la voiture.

On n’oubliera pas l’engagement d’un éco-quartier envers les enjeux environnementaux grâce à ses facultés d’adaptation aux changements climatiques et son instauration d’une gestion plus rationnelle des ressources.

La nature à définitivement sa place au sein d’un éco-quartier de même que les modes de vie qui s’imprègnent des ressources disponibles dans la localité.

Le label éco-quartier

Plus qu’un style d’aménagement de territoire, l’éco-quartier se veut aussi être un label attribué pour le respect de 20 engagements contenus dans un document consacré, la charte des éco-quartiers.

Il sera conféré à tous les aménagements qui investissent dans les critères de durabilité et ce, sans distinction de territoires, de tailles de construction, de situations géographiques…

Loin d’imposer un modèle unique, le label éco-quartier se destine à encourager les initiatives d’aménagements intégrant les principes de développement durable tout en favorisant l’évolution du concept dans le respect des principes qu’il instaure.

Les 4 principes accélérateurs du label eco-quartier

Le label éco-quartier a connu un nouvel élan depuis cette année et ce, suite à l’adoption en 2016 de 4 principes énoncés lors d’un atelier collaboratif mené sous l’impulsion du Ministère en charge du l’habitat durable.

Il s’agit tout d’abord de l’universalité qui vise à inclure plus de 500 quartiers dans la démarche durable d’ici 2018 et ainsi à orienter plus de monde vers la volonté de vivre et d’évoluer au sein des éco-quartiers.

Ce principe passe par la mise en place de clubs éco-quartiers, l’incitation des collectivités, une stratégie de communication efficace et amplifiée de la part de l’administration, plus d’engagements des aménageurs…

En se basant sur le principe de diversité, la démarche d’éco-quartier se doit d’investir les territoires de quelque nature qu’ils soient et ce, grâce à un accompagnement des collectivités à travers les travaux effectués par les opérateurs étatiques.

Grâce au principe d’innovation, les pionniers du concept pourront approfondir le sujet et mettre en application de nouvelles conceptions dans les territoires volontaires avant leur généralisation à travers l’action des clubs éco-quartiers.

Enfin, l’opérationnalité vise à une meilleure cohérence du label éco-quartier qui revête désormais 4 niveaux constitués par le projet d’aménagement, les travaux, la livraison et enfin, les retours après 3 ans d’expérimentation.

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