L’objectif de l’Association pour le développement du Bâtiment Bas Carbone (BBCA) est de réduire l’empreinte carbone du bâtiment. Pour elle, il est plus que jamais nécessaire de faire prendre conscience de l’urgence à valoriser les bâtiments à l’empreinte carbone exemplaire.

Ainsi, elle a lancé en 2018 le label BBCA, un label qui vient attester des performances du bâtiment à diminuer de manière considérable les émissions de Gaz à Effet de Serre sur l’ensemble de son cycle de vie. Tous les bâtiments neufs entrant dans le champ d’application de la Règlementation Thermique 2012 sont concernés par ce label.

Relever les défis du réchauffement climatique

Ce n’est pas un secret : en France, le secteur du logement représente plus de 25% de l’empreinte carbone du pays. Devant les transports, c’est le secteur du bâtiment qui se trouve être le plus émissif de CO2. Grâce au durcissement de la règlementation thermique, il a été possible d’améliorer considérablement l’efficacité énergétique du bâtiment.

Or, pour l’Association pour le développement du Bâtiment Bas Carbone, c’est une autre histoire. Pour elle, la performance environnementale peut nettement être améliorée en réduisant les émissions de carbone sur l’intégralité du cycle de vie, c’est-à-dire de la construction à l’exploitation jusqu’à la fin de vie.

Le label BBCA pour compléter les dispositifs d’évaluation

Avec le lancement de son label BBCA, l’association se donne pour objectif de réduire de moitié les émissions de CO2 des bâtiments neufs entrant dans le champ d’application de la RT 2012. Il vise à relever les défis du réchauffement climatique et à compléter les dispositifs d’évaluation de la performance environnementale existants.

Pour agir sur le climat, il faut nécessairement agir sur le carbone. Pour rappel, le label pilote BBCA est délivré depuis le printemps 2016 par Certivéa.

Une mise à jour du label BBCA en 2018

En 2018, l’association BBCA prévoit une mise à jour de son label dans une 3e mouture. Ce label vient intégrer la fin de vie du bâtiment, ses produits et tout ce qui est relatif à la déconstruction. Ce n’est pas tout, car lors de cette même année, l’association envisage de lancer deux autres labels, soit un pour la rénovation à faible empreinte environnementale et un autre pour les quartiers bas carbone. Le premier concerne les opérations de réhabilitations plus ou moins lourdes. C’est ce qu’on appelle le label BBCA Rénovation.

Ainsi, le label BBCA Rénovation mettra en avant un curage complet du bâtiment, un changement de ses systèmes intégrés et des interventions moins extensives comme les travaux de rénovations thermiques portant sur un changement des matériaux d’isolation. Dans un premier temps, le label sera applicable aux immeubles de bureaux et aux logements collectifs. Comme pour le référentiel neuf, celui-ci se basera sur l’unité de kilogramme (kg CO2/m2).

Quant aux indicateurs, ils restent les mêmes. On parle notamment de la construction raisonnée avec l’analyse du cycle de vie du bâtiment, une exploitation maitrisée avec des niveaux de consommations équivalents à la Règlementation Thermique existante, un stockage du carbone et une amélioration de l’économie circulaire. Le label encourage également la conservation et le réemploi des matériaux en faveur des initiatives d’économie circulaire. En ce qui concerne les matériaux ajoutés au bâtiment, ils doivent nécessairement être sans carbone.

Le réemploi des matériaux et l’élimination des passoires thermiques

En lançant le label BBCA, l’association espère éliminer les freins normatifs à la réutilisation des matériaux de construction qu’il s’agisse d’autorisations administratives ou de contraintes assurancielles. L’objectif est aussi d’imposer la réalisation d’un diagnostic de ressources avant les travaux afin d’identifier le potentiel réemploi des matériaux. Des éléments que nous avons également abordé dans nos articles sur l’optimisation du traitement des déchets de chantier et sur la réduction des coûts de construction.

Ceci, dans le cadre d’un processus de mutualisation entre différents projets. Chaque action en ce sens sera éventuellement bonifiée. Il faudrait qu’on arrive à favoriser le recyclage de béton lors d’une opération de réhabilitation lourde en incorporant les granulats dans le matériau.

Mais il s’agit bien entendu d’un exemple. D’autres mesures sont à exploiter pour favoriser le réemploi des matériaux et pour éliminer les passoires thermiques. D’ici juin 2018, l’association espère labelliser les opérations de réhabilitation. Elle insiste d’ailleurs sur le fait que le lancement du label BBCA saura susciter l’intérêt des banquiers et des investisseurs.

Enfin, on apprend également que le gouvernement n’est plus que jamais déterminé à réduire l’empreinte carbone des bâtiments existants et à encourager les travaux de rénovation.

Pour en savoir plus nous vous recommandons de visiter le site officiel : https://www.batimentbascarbone.org/

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *